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« Culture et développement : un éclairage par le genre »

SOLEDEV est intervenu auprès d’un public nombreux, à BIOFORCE pour échanger avec les participant·es (étudiant·es, ancien·nes étudiant·es, enseignant·es, consultant·es etc.) pour échanger sur la façon dont le genre éclaire les questions de développement dans toutes les cultures.

Après avoir brossé un rapide tableau des inégalités dans le monde, Claire Morandeau a présenté quelques-unes des conséquences des inégalités entre les femmes et les hommes à travers le monde.

Si pendant longtemps nous avons abordé la question des inégalités entre les femmes et les hommes à travers des réponses qui ciblaient uniquement les femmes (Femmes et développement) aujourd’hui notre regard se porte davantage sur des actions qui peuvent permettre de construire l’égalité, c’est pourquoi nous parlons de genre et développement. Que se passe-t-il pour les femmes et pour les hommes de façon spécifique, dans les projets de développement ?

Une attention particulière est aujourd’hui donnée à la façon dont le genre est intégré dans toutes les actions, à toutes les étapes d’un projet. La question de l’égalité n’est pas un sujet à part et encore moins un sujet qui ne concernerait que les femmes.

Avec les « lunettes du genre », nous pouvons mieux appréhender ce qui se passe pour les femmes et pour les hommes à chaque étape de tout projet de développement. Le genre permet d’éclairer.

De nombreuses questions ont permis d’approfondir les thématiques abordées dans un climat d’échanges et de partage d’expériences.

Merci à tous·toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cette soirée.

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Participation de SOLEDEV à la Course de la Diversité au Groupama Stadium de Lyon

Cette course, organisée par la Fédération Française du Sport d’Entreprise (FFSE) avait comme objectifs de porter les valeurs « de cohésion sociale, de solidarité et d’égalité des chances » à travers trois catégories : la mixité, le handicap et l’intergénérationnel.

L’occasion pour SOLEDEV où Claire Morandeau était accompagnée de Justine Coron et de Nicole Teke, de présenter le jeu Egali’temps® sous format géant ! Une version différente de celle du jeu « de table », la partie étant beaucoup plus rapide (environ 10-15 minutes). À la différence du jeu de table où des pions sont disposés sur le plateau, pour la forme grandeur nature, ce sont les joueur·euses qui incarnent les pions.

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Les entreprises engagées dans cette Course de la diversité n’ont pas manqué de tester le jeu. Cela a permis de nombreuses discussions entre les participant·es ainsi qu’avec l’équipe de SOLEDEV.

Nous espérons retrouver tous ces sportifs et sportives de la diversité, dans leur entreprise pour poursuivre le jeu sous sa forme plus habituelle d’outil pédagogique permettant d’aborder de façon ludique les questions d’articulation des temps afin de construire des plans d’action innovants et réalistes dans chaque entreprise concernée.

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Claire Morandeau sélectionnée pour animer un atelier au Forum JUMP

Des conférences et des ateliers, ont permis aux participant·es de s’informer, se former et débattre sur les questions de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

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Au cours de cette édition 2018, nous avons eu la chance de pouvoir animer un atelier avec Nicole Teke et Justine Coron sur notre jeu Egali’temps®. Cela a été une belle occasion de faire découvrir notre outil pédagogique ludique en présence d’une trentaine de participant·es venant d’entreprises et de diverses structures.

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Tout au long de la carrière représentée par une trajectoire sinueuse sur le plateau du jeu (type jeu de l’oie) les participant.es ont découvert de façon précise en quoi les aventures ordinaires de la vie quotidienne n’ont pas le même impact pour les femmes et pour les hommes.

A travers cet outil ludique où nous avons vu les participant.es tout à tour sourire, rire, mais également s’indigner face à des inégalités femmes-hommes persistantes dans leur milieu professionnel. Il nous semble que des prises de conscience ont vu le jour durant cet atelier, de même que des questionnements et des remises en question sur l’articulation des temps de vie. Ce moment a créé réellement un espace de discussions et de débats où les participant·es pouvaient se sentir libres de s’exprimer sur leur propre vécu, mais encore de s’interroger sur leurs pratiques en entreprises et à la maison.

Les atouts permettant de faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes en entreprise ont été mis en évidence ainsi que les bonnes pratiques repérées. Chacun.e est reparti avec des pistes d’actions concrètes, innovantes et réalistes pour leur entreprise.

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Alger Séminaire de clôture

Claire Morandeau avait sollicité Madame Najat Vallaud Belkacem pour intervenir avec elle lors du séminaire de clôture du programme de renforcement des capacités des femmes élues sur tout le territoire algérien.

Claire Morandeau répondait elle-même à l’invitation de la Fondation Égalité CIDDEF car elle était intervenue à plusieurs reprises dans ce programme. Les femmes élues locales avaient alors travaillé sur la meilleure façon d’intégrer le genre et les questions d’égalité entre les femmes et les hommes, dans les politiques publiques.

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Madame Najat Vallaud Belkacem lors de son intervention

 

 

 

L’ex-ministre des droits des femmes, dont l’intervention a été très appréciée, a partagé ses réflexions sur son parcours de femme politique élue locale.

Elle a ensuite exposé la façon dont elle avait abordé les questions d’égalité entre les femmes et les hommes en tant que Ministre des droits des femmes.

Claire Morandeau  est intervenue sur les questions relatives aux violences faites aux femmes, afin de partager les enjeux actuels et les évolutions en cours, en France.

Lors de ce séminaire, les représentantes de plusieurs pays du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne sont intervenues afin d’exposer et de partager les avancées, les difficultés et les enjeux dans leurs pays.

Les femmes élues locales d’Algérie sont intervenues et on montré en quoi le programme de formation qui se clôturait leur avait permis de mieux réaliser leur mission.

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Elles ont également présenté le réseau des femmes élues qu’elles ont créé grâce à ce programme de renforcement des capacités qui leur a donné l’occasion et les moyens de travailler ensemble.

Ce séminaire de clôture s’est poursuivi par une journée d’étude lors de laquelle Claire Morandeau est également intervenue. Les interventions de ces deux journées seront publiées dans la revue de la Fondation Égalité CIDDEF,  (présidée par Maitre Nadia Ait Zai). Toute l’équipe de la Fondation  fait un travail tout à fait remarquable qui a été salué par l’ensemble des participant.es.

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Brésil : rencontre avec Angelina

Claire Morandeau a rencontré Angelina, invitée par une ONG pour présenter le projet Palma dans lequel elle travaille au Brésil. Voici un extrait de la présentation qu’elle a faite.

Bonjour

Pouvez-vous vous présenter  ainsi que votre organisation?

Je suis Angelina Freire du Brésil de l’État du Céara, dans la ville de Fortaleza. Je travaille à la Banque Palma qui est la première banque communautaire créée au Brésil.

Que pouvez-vous nous dire du projet dans lequel vous travaillez ?

La banque « Banco Palma » est une banque communautaire qui a été créée dans les années 80 dans la banlieue de Fortaleza sous le nom de « Conjunto Palma » par les habitant.es suite à de nombreuses luttes menées par la population. Les habitant.es avaient réussi à faire par eux-mêmes de nombreuses constructions, puis avaient quitté le quartier tout étant devenu trop cher pour eux dans ce quartier. C’est alors que l’association des habitant.es s’est réunie et a décidé de fonder une banque communautaire afin de les aider à renforcer l’économie locale et de faire en sorte que cette monnaie ne circule que dans le quartier.

Cette banque alternative fait des prêts pour que les habitant.es puissent ouvrir leurs propres commerces dans leur quartier. C’est ensuite, que la monnaie communautaire et sociale «la palma » a été créée. Cette monnaie n’a de valeur que localement. C’est avec la création de cette monnaie sociale que le commerce local a pu se développer. Les habitant.es se sont mis à faire leurs achats sur place dans le quartier et cela a bien fonctionné et fonctionne bien jusqu’à ce jour.

On a créé notre monnaie, certes avec beaucoup de difficultés, mais nous avons atteint notre objectif : renforcer l’économie locale. Jusqu’à aujourd’hui nous utilisons cette monnaie, qui a été la première monnaie sociale créée au Brésil. Cette idée a été dupliquée dans plusieurs états du Brésil. Aujourd’hui il y a 113 banques communautaires sur l’ensemble du territoire brésilien. Cette monnaie s’est modernisée et existe également sous forme virtuelle. Il y a même une application pour les téléphones portables, toujours avec la même méthodologie de travail, en lien avec le territoire dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. La banque Palma continue de travailler localement. La question de l’économie sociale et solidaire a toujours été primordiale. On peut même dire que cette banque a été d’avant-garde dans cette région de Fortaleza.

Le bénéfice généré par cette banque a permis de financer de nombreux autres projets. Aujourd’hui le principal projet est celui des femmes : le projet nommé «-Elles ». L’objectif de ce projet est l’amélioration de « l’empowerment » des femmes. Ce projet permet de  faire des prêts pour les femmes, les accompagne dans différents domaines comme par exemples l’organisation de sorties, des ateliers sur les violences domestiques, des formations de renforcement des capacités. Aujourd’hui à travers le projet « Elles », les femmes ont créé l’association « Les Femmes émancipées ». Grâce à cette association ces femmes peuvent partager leur expérience avec d’autres femmes.

Ce projet, qui est actuellement en cours de réalisation, dans le quartier de Conjunto Palmeira est un projet visionnaire car la culture machiste est encore très forte au Brésil principalement dans les quartiers périphériques où se situe ce programme même s’il n’est pas facile de changer cette culture. Malheureusement il y encore beaucoup de femmes qui ont une façon de « penser » machiste. C’est parfois difficile de changer cette façon de voir. A travers cette association, peu à peu, on veut montrer aux femmes qu’elles peuvent être indépendantes financièrement, être heureuses même si elles ne sont pas en couple.

L’association a une cuisine qui réunit des femmes presque toutes mères célibataires. Bien qu’il y ait aussi des femmes mariées, les femmes mères célibataires se sentent inférieures ou incapables, par le simple fait qu’elles sont mères célibataires.

C’est de cette façon que je travaille avec les femmes, et il faut bien comprendre que l’émancipation ce n’est pas quelque chose qui arrive tout d’un coup, car elles ont besoin de beaucoup d’aide sur le plan psychologique, émotionnel ou financier. C’est ainsi que nous tentons de les aider le mieux possible

Suite à la création de ce groupe « Les femmes émancipées » on s’est aperçu d’une part que nous aussi nous apprenons beaucoup de choses grâce à elles, et d’autre part que nous devons nous adapter à elles : par exemple les horaires doivent être ceux qui leur conviennent etc…  La plupart des femmes qui travaillent dans le projet de cuisine, sont des femmes célibataires avec enfants. Elles peuvent venir avec leurs enfants qui peuvent passer toute la journée avec elles. C’est vraiment quelque chose de différent, car quand elles n’ont personne pour s’occuper des enfants, elles ne parviennent pas à trouver un travail. Le fait de pouvoir venir travailler avec leurs enfants est quelque chose qui est une vraie différence dans ce projet des mères émancipées. C’est un exemple de la manière dont on travaille et dont on s’adapte à la vie de ces femmes.

Je crois que ce projet avec les femmes est un des plus importants et n’oublions pas qu’il est  issu de la création de cette banque qui elle-même a créé la monnaie sociale. La majorité des projets issus de la banque, concerne les femmes.

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Algérie : formation des femmes élues locales

C’est dans le cadre du programme de renforcement des capacités des femmes élues locales en Algérie que Claire Morandeau est intervenue auprès de plusieurs groupes. Les participantes venaient de plusieurs régions du territoire algérien. Ce projet de formation, (piloté par la FONDATION CIDDEF) a pour objectif de permettre aux femmes élues locales (communes et wilayas) de pouvoir jouer pleinement leur rôle. Lors de ces journées, il s’agissait de comprendre le concept de genre et d’envisager sa déclinaison dans le contexte spécifique des participantes. C’est ainsi que les participantes ont pu réfléchir ensemble  à la façon dont elles souhaitent intégrer les questions de genre dans les politiques locales : à la fois dans les plans d’actions et dans les budgets.  Une analyse des budgets selon le genre leur a semblé être une approche pertinente pour leur mission au sein de leurs collectivités.

Quelques-uns de leurs collègues masculins ont participé à certains ateliers, ce qui a permis de nombreux échanges très constructifs où ils ont pu mesurer en quoi les questions de genre étaient aussi pour eux un enjeu et une opportunité et leurs questions étaient nombreuses.

Deux journées  ont été consacrées par Claire Morandeau, à l’équipe du CIDDEF afin de travailler à la construction d’outils pédagogiques adaptées au contexte de l’Algérie, tant sur le fond que sur la forme. De nouveaux outils devraient donc voir le jour.

 

 

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Ville d’Échirolles : mission d’accompagnement du plan égalité

La Ville d’Échirolles a confié une mission d’accompagnement au cabinet SOLEDEV qui a travaillé dans le cadre de ce projet, en lien avec Mélanie Rostaing du cabinet Option Leader Conseil.

Cette mission d’accompagnement avait pour objectif d’accompagner la collectivité dans l’élaboration de méthodes et de procédures en vue de la production du rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

La prestation a consisté en une mission de conseil et d’assistance complète permettant d’accompagner les deux services pilotes (Gestion des ressources humaines et la Maison pour l’égalité) de la démarche dans le cadre de la réalisation du rapport de situation comparée ainsi que les deux élues chargées de présenter le diagnostic et le plan d’action au conseil municipal.

Il s’est agi plus précisément :

  • De qualifier les services ressource
  • De proposer des outils de réalisation du rapport annuel et de transférer ces outils
  • D’accompagner la démarche de construction d’un plan d’action (analyse des données chiffrées, parangonnage, proposition d’actions, préfiguration d’indicateurs et de modalités d’évaluation, gouvernance, éléments de langage, présentation en conseil municipal)

Cette mission, copilotée par la ville et par la Maison de l’Égalité, s’est bien déroulée, dans un climat studieux, efficace et convivial. Les temps de travail entre élues en charge de cette thématique et personnels salariés ont été particulièrement productifs avec l’élaboration de nombreuses actions concertées ce qui facilitera sans aucun doute la mise en œuvre opérationnelle.

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Meilleurs vœux pour que 2017 …

… nous permette de poursuivre les différentes actions en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, afin de promouvoir un monde plus juste.

SOLEDEV, dans la continuité de 2016 organisera de nombreuses actions pour favoriser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans les entreprises. SOLEDEV reconduira ses missions de formation et d’accompagnement auprès de la fonction publique avec un focus particulier auprès des collectivités territoriales qui ont de nouvelles actions à mener (et de nouvelles obligations). Les organismes de formations et les autres structures faisant appel régulièrement à SOLEDEV ne seront pas oubliées et tout particulièrement les OPCA qui nous sollicitent régulièrement.

L’outil informatique qui facilite la réalisation du diagnostic égalité à la fois dans les entreprises, et dans les collectivités territoriales (avec une version spécifique pour ces dernières), est terminé. Il est conforme aux dernières évolutions législatives et est totalement automatisé ce qui laisse davantage de  temps pour réaliser une analyse pertinente, base indispensable à la réalisation d’un plan d’action opérationnel. Les projets en cours avec l’utilisation de cet outil, donnent entièrement satisfaction, ce dont nous nous réjouissons.

Les vidéos que nous avons réalisées dans le cadre de l’accompagnement des universités de Lyon (Lyon et St Étienne) seront bientôt disponibles sur notre site.

Par ailleurs de nouveaux outils seront également créés et publiés en 2017.

Je vous souhaite, à vous aussi, de beaux projets et de belles actions et j’espère vous revoir prochainement au cours de cette nouvelle année.

Claire Morandeau. Dirigeante de SOLEDEV

 

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Où est l’argent pour les femmes ?

Invitée par la Haut Conseil à l’Égalité, Claire Morandeau a assisté, dans les locaux du Conseil Économique Social et Environnemental, à Paris, à la présentation du rapport établissant un état des lieux des financements privés et publics consacrés aux initiatives en faveurs des droits des femmes et à l’égalité femmes – hommes, en France.

Nous saluons ce travail remarquable qui permet, non seulement, d’avoir des données chiffrées sur les financements des actions concernant les droits des femmes, mais qui permet également de mener une réflexion sur la nécessité d’une meilleure prise en compte, par les pouvoirs public, des actions dans ce domaine. Il s’agit bien d’une sonnette d’alarme.

« En 2016 le budget alloué au ministère des droits des femmes dans le cadre du programme « Égalité entre les femmes et les hommes » n’est que de 27 millions d’Euros soit 0,0066% du budget général quand le coût estimé des violences faites aux femmes est estimé à 2.5 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, le budget espagnol consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes est de 0,54 euros par habitant en 2016, il n’est que de 0,33 euros en France. »

« Le constat est clair : si des politiques en faveur de l’égalité sont effectivement développées par l’État et les collectivités territoriales, les budgets consacrés aux droits des femmes demeurent, au niveau national comme local, restreints et insuffisants pour la mise en pratique de ces politiques par les acteur.rice.s de l’égalité. Quant au financement privé, il est également limité. Les fondations et les fonds privés ne ciblent que très peu leur action sur le secteur des droits des femmes. Les fonds et fondations spécialisés sur le sujet sont récents et peu dotés et les dons des particulier.e.s sont insuffisants. »

Une meilleure prise en compte financière en faveur des droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, permettrait de réduire les inégalités, dont celles issues des violences faites aux femmes.

Le rapport a été réalisé par le Conseil Économique Social et Environnemental, la Fondation des femmes, le Fonds pour les Femmes en Méditerranée, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, le Comité ONU Femmes France et W4 France.

Nous ne pouvons que vous recommander la lecture de ce rapport qui donne de nombreuses indications chiffrées. Il est téléchargeable sur le site : www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/…/ou-est-l-argent-pour-les-droits-1131